lundi 19 février 2018

C'est lundi... que lisez-vous? #108

Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. Galleane repris la relève depuis.


On répond comme chaque lundi à trois petites questions :
1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?
Qu'ai-je lu la semaine passée ?
 






Une bonne semaine !

- J'ai commencé la semaine par Hexed qui était tout aussi bon que le premier tome de la série, une super relecture.
- Le meurtre de Roger Ackroyd était vraiment une super découverte, j'ai adoré cette enquête ^^
- Quatre nuits avec le duc était sympa, une bonne petite romance historique.
- Toujours aussi fun, impertinent et avec un égo surdimensionné haha. Le second tome des aventures de Lucifer Box le célèbre espion, L'ambre du Diable a été un bonne lecture, j'ai vraiment passé un bon moment.
- Je me suis aperçu que j'avais déjà lu Lacrimosa, et malgré une fin un peu faible j'ai bien aimé redécouvrir ce premier tome.
- Et je fini la semaine avec The Devil's Eye, de bonnes aventures de science-fiction, j'apprécie toujours autant !

 
Que suis-je en train de lire en ce moment ?  
 

Je découvre cet auteur, je l'ai juste commencé, j'espère que ça ma plaira.
 
Que vais-je lire ensuite ?





Une semaine qui sera tout aussi variée que la précédente. J'ai une LC prévu avec Althea sur L'oeil du Dragon de Anne McCafrey =)

 Et vous, que lisez vous?

samedi 17 février 2018

Le sang des 7 Rois, livre 6 de Régis Goddyn






Année de sortie : 2015
Éditeur : L'Atalante
Nombre de pages : 429
Genre : Fantasy





Mon avis :

Ce tome était tout à fait dans la continuité des précédents. J'ai eu un peu plus de mal à rentrer dedans que les précédent mais je pense que c'est plus du au fait que j'ai un peu trop attendu pour le sortir.

(Impossible sur cette série de ne pas parler de ce qu'il se passe par rapport aux tomes précédents du coup si vous ne lez avez pas lu vous êtes prévenus, risque de spoil)

On continue donc notre fresque de ce monde en ruine. 
Orville continue son voyage avec Rosa et Delwynn. En chemin ils s'occupent de la situation des soldats perdus dans le désert. Odalryk qu'on redécouvre depuis le moment ou il avait enseigné à Orville rencontre une de ses anciennes connaissance et à eux deux ils se lancent dans une quête contre le nouvel arrivant et semblent en savoir plus sur la question même si ils ne nous disent pas grand chose. Sylvain accompagne Edda dans sa quête pour reprendre son royaume. Et Jahrod est celui qui est le plus au courant de tout, il se cache car il sait que c'est lui en fait que recherchent les mystérieux envahisseurs et qu'il ne doit pas se montrer mais celui ci ce fait de plus en plus envahissant au fur et à mesure, la confrontation semble inévitable.

Dans ce tome ci on dit au revoir a un certain nombre des personnages qu'on suivant quasiment depuis le début. Brutalement même pour la plupart. Un écumage qui est compensé par l'arrivée de nouveaux qui sont plus au centre de l'histoire. J'avoue que certains disparitions ont été un choc pour moi, enfin je ne m'attendais pas à ce qu'ils disparaissent à ce point de l'intrigue, sans prévenir.

On comprend aussi enfin le vrai but de certains qui, si on les comprenait vaguement jusqu'ici, n'était pas vraiment clairement établit. On connait aussi le but de nos adversaire et pourquoi ils arrivent.
Du coup j'avoue que ça fait plaisir d'avoir toujours autant de révélations arrivé si loin dans la série. On a vraiment l'impression d'avancer.

Arrivé à ce point de la série impossible de ne pas parler du coté science-fiction de la série. Il est à la fois plus présent et moins présent que dans le tome précédent. Plus présent car on a plus de personnages centrés sur cette partie de l'histoire et on découvre leurs objectifs.
Mais moins présent car du coup ça se fait par petite touches et on a beaucoup moins de descriptions et d'explications technologiques. En fait c'est plus dans le même ton que tout le reste, sauf que les personnages en question évoluent dans un autre plan que nos personnages de fantasy, comme en parallèle.
La seule grosse découverte sur ce point a été le fait qu'on a enfin une explication claire sur les mages et comment ils existent. On sait aussi désormais pourquoi il y avait des mages à l'origine ici, pourquoi ils ont perdu le contact, pourquoi la planète a régressé à tel point qu'on a fini par oublier tout son passé.

Un point que j'ai bien aimé c'est que plus le fait que la technologie se dévoile plus nos personnages y sont confrontés inévitablement. Mais pourtant il n'y a pas ce qu'on retrouve souvent dans les séries du genre, comme un émerveillement sur les possibilités (comme dans Pern par exemple) mais plus une totalement indifférence. Je pense que c'est lié au fait que les technologies dans ce monde ci n'ont pas d’application concrètes compréhensible. Du coup il y a un tel faussé entre les novices et ce à quoi ils sont confrontés qu'ils n'arrive pas du tout à appréhender ce qu'il se passe. Pour eux l’informaticienne de génie n'est qu'une folle qui baragouine dans son coin, la personne dans un vaisseau est ridicule parce que pour eux on dirait une tasse volante ... 
Du coup on comprend bien que même si tout se passe bien il y a peu de risque que les habitants de cette planète reviennent vers un coté technologique dans la suite.
 
Pour ce qui est du reste le style est toujours aussi fluide, tout s'enchaîne en douceur et avec plaisir.
J'ai eu un peu plus de mal à me rentrer dans ce tome ci car j'ai trop attendu avant de le sortir. Et du coup j'étais totalement perdu sur certains personnages, je ne savais plus ou en était leur situation, tout était flou dans mon esprit. Je pense que je vais essayer de lire le suivant rapidement pour ne pas me retrouver dans la même situation.

16/20
Mes avis sur les tomes précédents : Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5,

vendredi 16 février 2018

Immortal Vegas, book 3: Born To Be Wilde de Jenn Stark






Année de sortie : 2016
Éditeur : Elewyn Publishing
Nombre de pages : 336
Genre :Urban Fantasy





Mon avis :

Encore un tome vraiment très sympa dans cette série !

Alors qu'elle rentre d'une mission qui c'est déroulé de façon vraiment très bizarre, Sara se met à trouver des affiches concernant les enfants disparus qu'elle traquait quand elle était jeune, avant que sa mère ne se fasse assassiner, que quelqu'un à volontairement mis sur son trajet. Du coup maintenant, avec ces pouvoirs d'adulte elle décide de reprendre l'enquête qui n'a jamais rien donné à l'époque ...

Ce tome était particulièrement riche en événements et en informations. J'ai un peu l'impression que du début à la fin on ne baisse pas de rythme et que tout s’enchaine de façon irrésistible jusqu'au final.
Et c'est vraiment un bon point comparé au tome précédent, je ne me suis pas ennuyé une seule seconde.

On voyage toujours aussi dans ce tome avec un arrêt en Atlantide et oui et oui ... Du coup ça enrichit la mythologie du monde et j'aime beaucoup ce coté univers parallèles. Ça ne manque pas du tout d'originalité en tout cas et ça se révèle être bien complexe, on comprend en fait ici qu'on est loin d'avoir exploré les possibilités que ce monde nous réserve. Le rôle du conseil devient de plus en plus ambiguë et on se pose de nombreuses questions à son sujet qui n'ont pour l'instant pas de réponses.

On se pose aussi de plus en plus de questions sur les pouvoirs de Sara et même si on a une grosse révélation à la fin la concernant on est encore loin d'avoir tout résolu car ça ne répond pas vraiment à notre question sur ce sujet. J'espère juste que sa monté en puissance et ses possibilités seront bien exploités dans le futur et qu'elle ne fait pas que devenir plus puissante pour le fun d'avoir un personnage surpuissant. Surtout le coté voyage astral, même si pour l'instant Sara déteste ça. C'est un pouvoir vraiment très sympa et pour l'instant on n'en a vu l'utilisation que 2 ou 3 fois.

Concernant Armaeus il est toujours présent et toujours sur le dos de Sara. Ce tome ci explore un peu plus leur relation mais on ne peux pas dire que l'auteur ne prenne pas son temps pour monter sa romance vu que ça n'en est toujours pas vraiment une pour l'instant.
Les autres personnages sont toujours aussi présent aussi, surtout Nikki dans ce tome et j'adore ce personnage, elle n'a pas froid au yeux malgré le fait qu'elle est un poids léger dans l'histoire, elle est toujours la pour soutenir Sara dans les moments difficiles.

Au final un tome très sympa, très actif et rythmé. Il n'est pas chiche en révélations et en voyage et du coup j'ai vraiment passé un bon moment en le lisant.
On est certes dans de l'urban fantasy très classique mais avec une mythologie unique et assez complexe et des personnages attachants.

16,5/20
Mon avis sur les tomes précédents.

jeudi 15 février 2018

Le syndrome du scaphandrier de Serge Brussolo






Année de sortie : 1992
Éditeur : Folio SF
Nombre de pages : 188
Genre : Science-Fiction - Fantastique





Mon avis

Un récit qui part sur une bonne idée, et qui a une ambiance bien particulière, mais qui tombe un peu à plat.

Nous suivons David qui est un médium. Il a la capacité de plonger dans ses rêves et d'en sortir quelques jours après avec un étrange objet qui s’apparente à une œuvre d'art. Plus le rêve est fort, plus l'œuvre en question le sera.
Cette forme d'art, très encadrée, a totalement remplacé les anciennes formes comme la peinture ou la sculpture. C'est compréhensible parce ces œuvres ont la capacité d'influencer les autres personnes, on parle notamment de l'une d'entre elle qui a arrêté une guerre en apaisant les 2 camps.
Mais du tout elle est aussi très contrôlée, on ne voudrait pas que l'une d'entre elles finissent par faire l'effet inverse car on peut aussi plonger dans un cauchemars et imaginez le chaos.
Tout ceci reste théorique dans le livre parce qu'étant artiste lui même David ne subit pas l'effet des rêves et donc reste de son coté totalement de marbre face à eux, il se sent donc un peu mis de coté.

David est un peu au fond du rouleau, toutes ses dernières œuvres n'ont pas passé la quarantaine et ont été détruites car jugée dangereuses ou trop faibles. Il est aussi devenu totalement accro à la plongée car les rêves sont tellement plus plaisant que la réalité, donc quoi qu'il arrive, il plongera encore et toujours, quel qu’en soit le danger ...

En fait j'ai bien apprécié le voyage, c'est totalement bizarre cette façon de plonger qui s'apparente vraiment à une vrai plongée, coté maritime inclus.
[...]la voiture, longue, noire, huileuse, avait quelque chose d’un squale aux aguets. Les phares comme des yeux inquiétants de fixité, les chromes du pare-chocs comme des dents énormes, capables de broyer n’importe quelle proie. David sentait la texture du véhicule changer autour de lui au fur et à mesure que l’image gagnait en matérialité. L’habitacle empestait le poisson, le cuir des sièges se couvrait peu à peu d’écailles. Il y avait une odeur de varech dans l’air, de l’écume moussait dans les caniveaux…
« Une voiture, psalmodia-t-il, seulement une voiture. » Et pour s’en convaincre il se mit à réciter les caractéristiques figurant sur la fiche technique : la consommation en ville et sur route, la vitesse de pointe, les…
Les écailles refluèrent, le coffre perdit son allure de nageoire. Une voiture, une bonne vieille voiture de sport surbaissée, capable de filer au ras du pavé à la vitesse de l’éclair avec la fluidité d’un requin qui passe à l’attaque…
Non ! Ne recommence pas !

 C'est vraiment très visuel et ça donne au récit une ambiance très particulière. Une ambiance sombre et  limite glauque, renforcé par le fait que le personnage principal est un perdant et donc on est très loin d'un quelconque coté épique ou autre.
En fait on est plus sur un livre qui parle de peurs, de psychose, car on fini par donner a David le choix entre vivre mais sans ses rêves, ou mourir car plus personne ne veut payer d'accompagnant pour veiller à ce qu'il ne meurt pas pendant ses plongées qui peuvent durer une semaine pour un artiste qui ne réussi plus à sortir un seul rêve viable.

De ce coté la je suis satisfaite, c'était ce que j'attendais et je n'ai pas été déçu. Malgré le peu de page du récit l'auteur prend vraiment son temps pour poser les choses, pour nous expliquer en détails tout le mécanisme du rêve et de l'art et la vie de notre personnage principal. Le rythme est assez lent et il ne se passe donc pas grand chose sur toute cette partie en dehors de l'exposition de la situation.

Mais du coup c'est la aussi que le bas blesse. Parce qu'en fait en dehors de ça et du final, il n'y a pas grand chose d'autre. C'est comme si on avait calé une introduction de monde avec une conclusion de roman et qu'on avait zappé tout ce qu'il y a entre les deux.
Non pas que cette fin soit particulièrement mauvaise non plus, mais du coup elle a un peu perdu en intensité par le fait qu'on n'a pas vraiment eu le temps de s'attacher au personnage je trouve. 

J'en ressors mitigée, avec un sentiment qu'il manquait quelque chose. Et du coup une fois le livre fermé j'ai trouvé ça un peu bof. Disons que ça aurait pu être tellement mieux si on avait été plus loin.
Après ça ne retire pas le mérite du coté original du monde et de l'ambiance mais voila, ça tombe à plat niveau histoire, seules restent les idées, mais ça se laisser lire tout de même.

14/20

mercredi 14 février 2018

Dominion of the fallen, tome 2 : L'ascension de la maison Aubépine de Aliette de Bodard






Année de sortie : 2017
Titre original : The House of Binding Thorns
Éditeur : Fleuve
Nombre de pages : 486
Genre : Urban Fantasy, Uchronie





Mon avis :

J'ai préféré ce tome au premier de la série, sans doute parce que je savais à quoi m'attendre cette fois ci et donc je n'avais pas les attentes qui m'avaient un peu freinées lors de ma lecture du premier.
Parce qu'en fait il est vraiment exactement sur le même principe que celui ci, si ce n'est que l'intrigue est peut être un peu moins mystérieuse et pourtant toujours aussi complexe.

Ce tome est la suite des événements du premier tome et à la fois il peut aussi être lu indépendamment vu qu'il n'y a pas de lien direct avec l'histoire de ce tome mais je vous recommande quand même de les lire dans l'ordre pour suivre l'évolution des personnages et du monde.

Pour remettre le contexte en place, nous sommes dans un Paris uchronique post apocalyptique (en ruine) dans lequel des "anges" tombés du ciel ont pris le pouvoir en se rassemblant avec leurs alliés sous forme de différentes maisons pour survivre. Après avoir suivi la maison aux Flèches d’Argent dans le précédent tome, nous suivons ici la maison Aubépine, maison dont Asmodée est le maitre.

Dans ce tome nous continuons de suivre certains personnages que nous suivions déjà avant, comme Madeleine l'addict qui a fait un retour forcé dans Aubépine ou Philippe qui a bien été touché par la mort d'Isabelle et qui aimerais tout faire pour la faire revenir.
Mais tous les autres point de vue sont de nouveaux personnages.
Berith est un ange indépendant mais elle est en train de perdre son pouvoir petit à petit car elle n'a pas de maison pour la soutenir. Elle est en couple avec Françoise une humaine qui est actuellement enceinte et fera tout pour la protéger du jeu des maisons qui va s'incruster dans leur vie de façon insidieuse.
Nous suivons aussi Thuan, qui est en fait un dragon et qui espionne la maison Aubepine en se faisant passer pour un humain car il la soupçonne d'être à l'origine de la recrudescence de la poudre d'ange qui rend ses compatriotes accro et très malade.
Par contre tout ces personnages sont assez souvent d'humeur assez sombre, à broyer du noir ou à être déprimés, ça n'aide pas vraiment à s'attacher à eux. Sauf Thuan qui a été un rayon de soleil dans cette grisaille. Non pas qu'il ai un caractère particulièrement enjoué mais il est positif ce qui change par rapport aux autres.

Ils vont se retrouver à la croisée des chemins alors que la maison Aubepine tente de s’allier avec les Annamites via un mariage politique entre Asmodée et un prince Dragon.

L'histoire tourne aussi toujours autour d'un mystère bien qu'il soit bien moins central que dans le tome précédent. En fait on est plus sur un enchevêtrement d'intrigue plus secondaires qui vont chacune dans leur sens jusqu'au rassemblement final.
Ce mystère n'a au premier abord aucun rapport avec la maison Aubépine d'ailleurs, et concerne uniquement certains personnages. En fait l'intrigue principale est plus une succession de faits éparpillés qui nous font nous douter qu'il y a quelque chose qui se trame et qui semble vouloir éclater mais qui reste encore bien caché.

J'ai trouvé que l’ambiguïté des personnages étaient bien faite ici. Surtout Asmodée. Dans le premier tome il faisait vraiment figure de méchant et on avait franchement peur de lui, mais en fait bien qu'il semble toujours aussi dur et froid, le fait de le voir de l'intérieur, du coté des personnes qu'il protège plus que détruit (quoi que, c'est à voir des fois) nous fait voir une autre partie de sa personnalité. Je dois dire que c'est un personnage particulièrement réussi et complexe. C'est bien mis en avant vu que nous ne le suivons que via les yeux de différentes personnes qui en ont des avis différents.
(Par contre je n'ai toujours pas compris ce qu'il avait contre Philippe finalement, mais ça c'est un truc qui traine depuis le premier tome)

Je crois que ce qui qui a fait changer mon avis sur ce tome par rapport au premier c'est que je suis partie de base en n'aimant pas la maison Aubépine Du coup c'est plus facile dans ce sens la de s'attacher à elle petit à petit malgré ses défauts.
Et aussi le fait qu'on suive Thuan qui est un personnage que j'ai apprécié dés le tout début.

Le final était réussi, bien épique et très visuel. Il rassemble toutes les intrigues en une et tout s'enchaîne ensuite. J'ai bien aimé le fait que ça soit les petits riens de certains personnages plus faibles qui fassent changer la balance en général et pas un personnage surpuissant ou le hasard.
Bien sur l'univers est toujours aussi fascinant, dans ce Paris en ruine ou tout le monde essaye de survivre et de prendre le pouvoir.

Vous l'avez compris ce tome a réussi à me séduire. Ce n'est toujours pas un coup de cœur mais il était pour moi mieux que le premier. Je me suis attaché à certains personnages et j'ai adoré Asmodée. Du coup je lirais le troisième tome avec plaisir !

16/20

Les autres avis sur ce tome : BlackWolf, Zina,
Mon avis sur le Tome 1 : La Chute de la Maison aux Flèches d'Argent

mardi 13 février 2018

Les lames du roi, tome 2 : Le Seigneur des Terres de Feu de Dave Duncan






Année de sortie : 2004
Titre original : Lord of the Fire Lands
Éditeur : Bragelonne
Nombre de pages : 432
Genre : Fantasy





Mon avis :

Je n'ai pas aimé ce livre. Non pas parce que le style ou l'intrigue globale me déplaisaient vraiment, mais juste parce que je n'ai pas adhéré au thème et ça m'a complètement bloqué. 

Nous suivons les jeunes Lames Pillard (nommé comme ça à cause de ses cheveux roux qui sont la marque des habitants du Baemark, les barbares pirates) et Guêpe. Lorsque le Roi arrive pour en faire ses lames, le premier refuse et le second le suis par solidarité. Chose totalement inédite dans l'histoire des Lames. Pillard est pressé de s'expliquer et il va donc raconter l'histoire des siens et comment il en est arrivé à se cacher parmi les apprentis Lames ...

Je préviens d'avance que je risque de spoiler parce que je ne peux pas expliquer ce qui m'a déplu sans entrer un minimum dans les détails même si je vais tout faire pour vous cacher les points les plus importants.

Nous entrons donc dans un long flashback (qui dure à peu près la moitié du livre) sur l'histoire d'un pirate, Aeled. Celui ci, contrairement aux habitudes de ses compatriotes fait du commerce raisonné. Au lieu de tuer quasiment tout le monde et d'embarquer les derniers survivants en esclavage, il laisse en vie tous les adultes de + de 25 ans qui ne résistent pas et embarque tous les enfants et jeunes adultes. Ainsi il est sur que si il revient dans la région quelques années après, il aura un nouveau stock d'enfants à embarquer, prêt à l'emploi.
Il faut savoir que les esclaves qui arrivent au Baemark ne sont pas juste des esclaves, mais ils sont enchantés par un sortilège qui les transforme en une espèce de zombie décérébrés qui est incapable de faire autre chose que de suivre les ordres qu'on lui donne, transformant le calvaire de ces pauvres gens en enfer. On les appelle les asservis.

Le problème au Baemark c'est que tous les enfants nés des asservis (parce que oui, une grande partie sert aussi d'esclave sexuel, malgré le coté zombie) sont "simple" mentalement. Du coup ça les exclu des successions quelconques. Mais Aeled lui, préfère les femmes "qui ont l'esprit de bagarre" (haha) et apparemment son père aussi vu qu'il a profité de sa mère sans l'asservir. Il a donc le droit d'être capitaine et de se battre pour arriver au pouvoir.
C'est d'ailleurs son activité principale en dehors du pillage et des esclaves. 

Il va donc se lancer avec l'aide d'une de ses victimes noble, Gerard (notre point de vue principal durant cette partie du flashback) qui lui sert d'espion, dans un raid qui va lui donner une grosse réputation. En effet il débarque au mariage de la cousine du roi du Chival (notre bon gros Ambrose) auquel celui ci assiste et embarque la mariée. Cela lui permet à humilier le Roi qui ne peux pas faire grand chose en dehors de subir l’assaut, et d'avoir une compagne de sang royal. 

****

Et c'est à partir de la que tout a dérapé pour moi.
Parce que pendant toute la partie raid et enlèvement, on nous fait un discourt que j'ai trouvé vraiment très sympa sur le choix des femmes de la noblesse niveau mariage et le fait que la pauvre mariée n'a le choix qu'entre un homme de deux fois son age et réputé pour ses coups et un pirate qu'elle ne connait pas et qui va faire d'elle son esclave. 

La mère d'Aeled vient témoigner de sa propre histoire, comme quoi elle même n'a pas eu le choix mais en est venu à aimer/accepté son esclavagiste mais qu'elle aurait préféré que la jeune mariée ai au moins le choix (même si tout est fait dans ce passage pour nous faire remarquer que de toute façon le pirate esclavagiste est forcement un meilleur choix que le vieux auquel on la destinait à l'origine).
J'ai vraiment bien aimé ce petit passage ou la mère d'Aeled remet en place Gerard sur ce point. C'était bien dit et intelligent.
Mais dans ce cas pourquoi 20 pages après l'auteur nous fait retomber dans le même schéma??? Parce que oui la très belle captive ne peux pas s’empêcher de tomber amoureuse aussi de son pirate et lui faire un bel enfant ... J'ai trouvé ce revirement complétement pathétique.

Parce que bon, vous comprenez, à partir de ce moment la tout est fait pour nous faire totalement oublier les asservis et les esclaves, et nous aider à considérer ses braves pirates comme de bons vivants qui aiment leurs femmes et leurs enfants. Et comme quoi leur enfant a eu limite une vie de rêve après auprès de parents aimants et justes.

Mais le problème c'est qu'après ça moi je ne voulais pas savoir. Je m'en fou qu'ils aient de bons cotés, ça n'en reste pas moins des monstres qui asservissent des enfants qui arrivent à peine à marcher comme ça nous l'est si bien décrit en détail au début du livre.

Je n'ai pas du tout accroché au fait qu'on essaye de nous faire les apprécier, je n'ai pas pu accepter ça.
Encore si ils étaient resté comme avant, j'aurais compris, parce que ce n'est pas la première fois qu'on suis un peuple aux mœurs barbare en fantasy, et j'ai lu pas mal de dark fantasy, mais essayer de nous les rendre sympathiques et humains n'a pas fonctionné du tout.

Je me dis aussi que c'est totalement irrationnel parce que les meurtriers/assassins/guerriers qu'on rend humains sont légion et je n'ai jamais eu de souci avec ça, mais quand on touche à l'esclavage (surtout de façon si déshumanisante pour les victimes) c'est un non total pour moi. Du coup ça ne sera peut être pas votre cas, chacun à ses limites.

****

Tout ceci n'a lieu que dans le flashback qui nous raconte l'histoire de Pillard, notre apprenti Lame du début. Du coup à se moment la j'avais encore espoir de changer d'avis, vu que l'histoire principale n'avait pas encore vraiment commencé.

Et j'ai été à nouveau déçue.
Bon, c'était loin de l'être autant que dans la première partie, parce que les thèmes sont moins fort, qu'il se passe plein d'autre choses et que finalement Pillard prend une bonne décision à la fin du tome qui a été le seul moment que j'ai vraiment apprécié du livre.
Mais tout de même, il avait le choix, lui, et en plus son meilleur ami, Guêpe était contre tout ça, au point d'en avoir horreur. Mais non, il refait le même schéma que son père, parce que finalement le pillage et l'esclavage sont ce que font les Baelois de mieux et on ne peux pas sortir du schéma. Et Guêpe aussi fini par accepter, car il ne peux pas désapprouver son ami, c'est bien connu ...

Je n'ai pas non plus été impressionnée par toute l'enquête dans cette seconde partie sur ce qui avait assassiné les parents de Pillard. En fait il n'y avait que 2 choix possible et donc il n'y avait pas besoin d'y réfléchir longtemps pour les trouver. Ma seule réaction quand on fini par connaitre la vérité a été "bin oui, c'était logique, rien de neuf sous le soleil".

Du coup on peut dire que cette seconde partie est un peu mieux passé que la première mais elle ne m'a certainement pas fait remonter mon avis sur l'ensemble.
****

En fait ce qui me fait dire que j'ai bien fait d'aller jusqu'au bout malgré ma déception, c'est le final.
Et quel final ...
Limite le livre vaut le coup uniquement pour son final. Non pas que ça me fasse remonter la note de l'ensemble mais ça donne du sens.

En fait j'ai eu 3 phases pour finir par accepter ce final : 
- J'ai du mal lire, relisons pour voir. => Ok non, j'avais bien lu
- J'ai du mal lire le tome d'avant. => Non, c'est pas ça non plus, impossible d'avoir mal compris la tome précédent.
- L'auteur a du se tromper. => Après avoir lu quelques chroniques pour me renseigner j'ai fini par avoir l'information qu'en fait non, c'était normal et qu'on aurait l'explication dans le tome suivant.

Du coup malgré mon échec j'ai vraiment envie de lire le suivant pour comprendre parce que c'est tellement énorme ce final qu'on ne peux pas rester la dessus !

****

Donc pour conclure, je n'ai pas aimé ce tome. C'est clair et net.
Je sais que les raisons sont personnelles (je n'ai pas pu accepter l'humanisation et qu'on rende héroïque des esclavagistes) et que ce n'est pas du à la qualité du livre en lui même, car pour tout vous dire je n'ai pas vraiment fait attention au style ni au rythme tellement je bloquais sur ce point. 
Mais le final (et le fait que la série suis des personnages/peuples différents à chaque tome) m'a tout de même convaincu de lire le tome suivant.

12/20

lundi 12 février 2018

Weekend à 1000 - Février 2018


Le weekend à 1000 (je ne compte plus les sessions, j'en ai fais trop) est un challenge que j’apprécie beaucoup ! Il est géré par Lilibouquine et possède un groupe facebook associé pour que tout le monde puisse discuter du challenge durant le weekend. Vous pouvez aussi utiliser le hashtag #weekendà1000 sur Twitter, Facebook ou Instagram.
Le but est très simple : lire 1000 pages dans le weekend, du vendredi 19h et le dimanche minuit.
Cette session a lieu du vendredi 9 février au dimanche 11 février.

Bilan :

Vendredi :

J'ai commencé le challenge en finissant Le cercle des canailles, tome 2 : La curiosité est un vilain défaut de Sarah MacLean, 290 pages restantes.
Une bonne petite romance historique, très sympa à lire et très distrayante.

J'ai continué la soirée en commençant ma lecture suivante : Coeur d'acier, tome 3 : Calamité de Brandon Sanderson, 44 pages lues /480

Total : 334 pages lues

Samedi :

J'ai continué et terminé
Coeur d'acier, tome 3 : Calamité de Brandon Sanderson,  480 pages, que j'ai vraiment bien apprécié, plein d'action et une bonne intrigue mystérieuse.

J'ai commencé Codex Aléra, tome 3 : La Furie du Curseur de Jim Butcher, 58 pages lues sur 576.
Total : 828 pages lues

Dimanche :

J'ai terminé
Codex Aléra, tome 3 : La Furie du Curseur de Jim Butcher, 576 pages, comme le tome précédent une super lecture, très fluide. Peut être un peu moins original que le tome précédent mais compensé par l'évolution des personnages et pas mal de révélations !

J'ai commencé
Iron Druid Chronicles, book 2: Hexed de Kevin Hearne dont j'ai lu 177 pages dans la soirée.


TOTAL du challenge : 1523 pages lues

Je suis bien contente de mon résultat vu le temps que j'ai eu ce weekend, c'est toujours un plaisir de participer aux Weekend à 1000 !